Angola : le premier pays d’Afrique australe Nous avons posé nos roues sur le continent africain début juillet 2024. Depuis, 20 mois se sont écoulés, 15 pays traversés, des milliers…
Angola : le premier pays d’Afrique australe
Nous avons posé nos roues sur le continent africain début juillet 2024.
Depuis, 20 mois se sont écoulés, 15 pays traversés, des milliers de kilomètres avalés sur des pistes poussiéreuses, à franchir des frontières parfois complexes, et surtout à multiplier les rencontres inoubliables.
Aujourd’hui, nous voilà en Angola.
Un pays qui marque pour nous une étape forte et symbolique : le premier pays d’Afrique australe sur notre route.
C’est également le premier pays depuis le Maroc où nous obtenons un visa gratuit pour un mois — gratuit, oui, et ça mérite d’être souligné. Pour comparaison, la moyenne des visas en Afrique de l’Ouest ou centrale tourne autour de 80 euros, et nous avons payé 225 euros par personne au Nigeria.
Ici, on parle portugais, héritage d’une longue période coloniale.
Indépendant depuis 50 ans, l’Angola porte encore les cicatrices de 25 années de guerre civile, qui ont suivi immédiatement l’indépendance.
Première étape : Cabinda
Notre aventure commence à Cabinda, une enclave angolaise coincée entre le Congo et la RDC.
Comme beaucoup de voyageurs, nous avons choisi d’éviter Kinshasa.
La seule solution ? Le bateau, qui nous emmènera jusqu’à Soyo, d’où nous pourrons enfin commencer à explorer le pays.

Le pays est riche, principalement grâce au pétrole, premier producteur d’Afrique.
Mais si l’or noir coule à flots, il ne touche que rarement les campagnes, où la vie reste rude et simple.
Nous prenons ensuite la route vers Luanda, la capitale.
Une ville intense et contrastée, où tours modernes et quartiers populaires se côtoient, où la richesse croise la pauvreté. Une réalité que l’on retrouve dans de nombreuses villes africaines.
Campagnes, villages et paysages spectaculaires
En quittant la capitale, nous découvrons la campagne :
d’immenses fermes s’étendent à perte de vue, et juste à côté, des villages avec maisons en terre et toits de chaume.

Mais l’Angola, c’est surtout des paysages à couper le souffle.
Les chutes de Calandula, perdues au cœur de la nature, sont magnifiques et grandioses : un mur d’eau colossal, parmi les plus impressionnants d’Afrique.
Après Calandula, nous rejoignons Pungo Andongo, où d’énormes rochers noirs semblent surgis de nulle part, posés là comme par magie.
Impossible de ne pas mentionner la route de la Serra da Leba, serpentant dans les montagnes avec des panoramas vertigineux. Un vrai plaisir pour les motards.
Puis vient Tundavala, près de Lubango : un canyon immense et sauvage.
Sur la route qui nous mène vers la Namibie, nous découvrons quelques traces d’un passé sombre, pour que l’on n’oublie pas.
Pour info, la guerre civile en Angola (1975 2002) a fait entre 600 000 et 1 000 000 de morts et déplacé environ 4 millions de personnes à l’intérieur du pays, avec des centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins.

À quelques kilomètres de la Namibie, apparaissent les villages des tribus Ovambos : des cases rondes aux toits de chaume, figées dans un mode de vie d’un autre temps.
Le pétrole étant peu cher, un trafic intense s’est développé aux frontières avec les pays voisins.
Dans certaines stations, se ravitailler peut être compliqué… sauf pour les touristes, qui y ont souvent un accès plus facile.
Mais il ne faut pas oublier que ce trafic permet aussi à une population défavorisée de survivre.
C’est un phénomène que nous avons déjà constaté dans d’autres pays où le pétrole est bon marché, notamment en Amérique du Sud.
Mais malgré tout, ce pays reste une belle découverte.
Il mérite vraiment d’être souligné : l’Angola est relativement propre, que ce soit dans les campagnes ou le long de la côte.
Ça rend le voyage tellement plus agréable.

