Trois semaines en 4×4 à travers la Namibie 5600 km surtout par les pistes Nous laissons les motos à Windhoek. Pas par abandon, mais parce qu’ici, la Namibie impose ses…
Trois semaines en 4×4 à travers la Namibie 5600 km surtout par les pistes
Nous laissons les motos à Windhoek.
Pas par abandon, mais parce qu’ici, la Namibie impose ses règles.

Des pistes de sable, de tôle ondulée, des kilomètres de solitude… À moto, chargé comme nous le sommes, chaque passage devient plus physique et plus incertain. Alors, pour continuer à profiter pleinement du voyage, nous passons au 4×4.
Un choix évident dans ce pays immense, où certains parcs comme Etosha sont interdits aux deux-roues. Pendant trois semaines, le 4×4 devient notre nouvelle façon de voyager. Plus libre, plus sereine, mieux adaptée à ces terres sauvages.
Nous quittons Windhoek en direction du nord et des pistes isolées du Khaudum National Park, au cœur du Kalahari. Ici, la nature règne encore sans partage.
Puis vient Etosha National Park et ses plaines infinies. Une terre immense où la faune est omniprésente. Zèbres, éléphants, girafes… et même un guépard croisé au détour d’une piste.

La route continue vers les paysages minéraux de l’Erongo et du Brandberg, où nous rencontrons le peuple San, l’un des plus anciens peuples d’Afrique australe, gardien d’une culture profondément liée à la nature.
Non loin de là, le Spitzkoppe surgit au milieu du désert. Un massif granitique spectaculaire, aux roches rouges sculptées par le temps. Un endroit magique pour bivouaquer sous les étoiles.

Puis arrivent les dunes de Sossusvlei, immenses vagues de sable rouge au cœur du désert du Namib. À Deadvlei, les arbres figés sur le sol blanc composent un décor presque irréel, l’une des images les plus marquantes de Namibie.
Plus au sud, Kolmanskop raconte une autre histoire. Celle d’une ancienne ville minière abandonnée, lentement engloutie par le sable.
Et enfin, le Fish River Canyon. Immense, brut, vertigineux. Une faille gigantesque creusée dans la roche, qui rappelle par moments le Grand Canyon américain.
Nous remontons ensuite vers Windhoek en longeant le Botswana, à travers des paysages toujours plus vastes et sauvages.
La Namibie nous aura offert bien plus qu’un simple road trip : une sensation permanente d’espace, de liberté et d’aventure.

Pour nous, la période idéale était début février. Nous étions hors saison, même si normalement c’est la saison des pluies. Finalement, nous avons eu très peu de pluie, avec en plus des tarifs bien plus avantageux.
Sur place, il est facile de louer un 4×4 (windhoek), avec ou sans tente de toit selon les envies. De notre côté, aucun besoin de réserver les campings à l’avance, mais attention, cela reste lié à la basse saison.
Et concernant les campings, le niveau de confort est assez incroyable. Chaque emplacement dispose de ses toilettes privées, d’une douche, d’un espace cuisine avec barbecue et même de prises pour recharger téléphones et équipements. On peut aussi acheter facilement de quoi manger sur place. Bref, un vrai camping version 5 étoiles.




















Un retour sur Cotonou s’impose pour poursuivre notre voyage vers le Cap, en Afrique du Sud. Et oui, il est plus facile de récupérer ici les visas pour le Nigeria, le Cameroun et le Congo, directement aux ambassades. Mais avant de quitter ce pays, nous irons à la Rivière Noire, près de Porto-Novo. Un bras d’eau paisible, où ses eaux sombres reflètent la lumière du ciel et la végétation luxuriante qui l’entoure, dominée par d’imposants palmiers raphias. Un décor sauvage, presque irréel, et une nature encore préservée. Nous irons également à la rencontre des artisans qui, autour de cette rivière, fabriquent encore des tam-tams à la main, sans aucune machine, ainsi que des villageois qui perpétuent les traditions locales.









