Une Envie De Liberté Au Delà De L'Horizon

ANGOLA / Un pays en mouvement

Angola : le premier pays d’Afrique australe Nous avons posé nos roues sur le continent africain début juillet 2024. Depuis, 20 mois se sont écoulés, 15 pays traversés, des milliers…

Angola : le premier pays d’Afrique australe

Nous avons posé nos roues sur le continent africain début juillet 2024.
Depuis,
20 mois se sont écoulés, 15 pays traversés, des milliers de kilomètres avalés sur des pistes poussiéreuses, à franchir des frontières parfois complexes, et surtout à multiplier les rencontres inoubliables.

Aujourd’hui, nous voilà en Angola.
Un pays qui marque pour nous une étape forte et symbolique :
le premier pays d’Afrique australe sur notre route.

C’est également le premier pays depuis le Maroc où nous obtenons un visa gratuit pour un mois — gratuit, oui, et ça mérite d’être souligné. Pour comparaison, la moyenne des visas en Afrique de l’Ouest ou centrale tourne autour de 80 euros, et nous avons payé 225 euros par personne au Nigeria.

Ici, on parle portugais, héritage d’une longue période coloniale.
Indépendant depuis 50 ans, l’Angola porte encore les cicatrices de
25 années de guerre civile, qui ont suivi immédiatement l’indépendance.

Première étape : Cabinda

Notre aventure commence à Cabinda, une enclave angolaise coincée entre le Congo et la RDC.
Comme beaucoup de voyageurs, nous avons choisi
d’éviter Kinshasa.
La seule solution ?
Le bateau, qui nous emmènera jusqu’à Soyo, d’où nous pourrons enfin commencer à explorer le pays.

Le pays est riche, principalement grâce au pétrole, premier producteur d’Afrique.
Mais si l’or noir coule à flots, il ne touche que rarement les campagnes, où la vie reste
rude et simple.

Nous prenons ensuite la route vers Luanda, la capitale.
Une ville intense et contrastée, où
tours modernes et quartiers populaires se côtoient, où la richesse croise la pauvreté. Une réalité que l’on retrouve dans de nombreuses villes africaines.

Campagnes, villages et paysages spectaculaires

En quittant la capitale, nous découvrons la campagne :
d’immenses fermes s’étendent à perte de vue, et juste à côté, des villages avec maisons en terre et toits de chaume.

Mais l’Angola, c’est surtout des paysages à couper le souffle.
Les
chutes de Calandula, perdues au cœur de la nature, sont magnifiques et grandioses : un mur d’eau colossal, parmi les plus impressionnants d’Afrique.

Après Calandula, nous rejoignons Pungo Andongo, où d’énormes rochers noirs semblent surgis de nulle part, posés là comme par magie.

Impossible de ne pas mentionner la route de la Serra da Leba, serpentant dans les montagnes avec des panoramas vertigineux. Un vrai plaisir pour les motards.

Puis vient Tundavala, près de Lubango : un canyon immense et sauvage.

Sur la route qui nous mène vers la Namibie, nous découvrons quelques traces d’un passé sombre, pour que l’on n’oublie pas.
Pour info,
la guerre civile en Angola (1975 2002) a fait entre 600 000 et 1 000 000 de morts et déplacé environ 4 millions de personnes à l’intérieur du pays, avec des centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins.

À quelques kilomètres de la Namibie, apparaissent les villages des tribus Ovambos : des cases rondes aux toits de chaume, figées dans un mode de vie d’un autre temps.

Le pétrole étant peu cher, un trafic intense s’est développé aux frontières avec les pays voisins.
Dans certaines stations, se ravitailler peut être compliqué… sauf pour les touristes, qui y ont souvent un accès plus facile.
Mais il ne faut pas oublier que ce trafic permet aussi à
une population défavorisée de survivre.
C’est un phénomène que nous avons déjà constaté dans d’autres pays où le pétrole est bon marché, notamment en
Amérique du Sud.

Mais malgré tout, ce pays reste une belle découverte.
Il mérite vraiment d’être souligné :
l’Angola est relativement propre, que ce soit dans les campagnes ou le long de la côte.
Ça rend le voyage tellement plus agréable.

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CAMEROUN – CONGO – Immersion dans la nature d’Afrique Centrale

Voilà plus d’un an que nous sillonnons les routes et les pistes du continent africain. Après l’Afrique de l’Ouest, cap sur l’Afrique centrale pour découvrir le Cameroun et le Congo….

Voilà plus d’un an que nous sillonnons les routes et les pistes du continent africain. Après l’Afrique de l’Ouest, cap sur l’Afrique centrale pour découvrir le Cameroun et le Congo.

Nous arrivons au Cameroun par la mer, à Idenau. Très vite, le paysage change : la végétation devient dense, l’humidité omniprésente, et les décors se succèdent entre forêts équatoriales, savanes et plages.
En pleine saison des pluies, la progression est lente. Beaucoup de pistes sont impraticables, nous obligeant à limiter notre itinéraire. Qu’à cela ne tienne, nous rejoignons Kribi, sur la côte, car il y a une piste très sympa : la N17 entre Kribi et Ebolowa (170 km). Avant de nous y engager, nous prenons le temps de nous renseigner, car cette piste peut devenir vite impraticable s’il pleut beaucoup. Même certaines routes asphaltées mettent les voyageurs à l’épreuve, avec des tronçons aussi difficiles que de la piste.

Nous rejoignons le Congo par l’est, en passant par le poste frontalier près de Ntam, puis prenons la direction du nord, vers Ouesso, ville isolée vivant au rythme de la rivière Sangha et des passages frontaliers.
Pour tout voyageur explorant le Congo, une chose est essentielle : les stations-service sont rares. Il n’est pas rare de parcourir 300 km sans trouver de l’essence, ou de tomber sur une station complètement vide.
Toujours en pleine saison des pluies, nous restons sur la route principale et évitons les pistes. Tout au long du trajet, de nombreux villages bordent la route. Le constat est immédiat : la plupart des maisons sont en terre, avec des toits en tôle pour les plus aisés, ou en paille pour les autres.
Il n’y a ni électricité ni eau courante, même lorsque des lignes à haute tension passent à quelques dizaines de mètres. En dehors des villes, les habitants n’ont tout simplement pas les moyens d’y accéder. Dans ces régions lointaines, la vie reste très rudimentaire, un constat qui se répète quel que soit le pays traversé sur le sol africain.

Comme en Amérique du Sud, nous traversons l’équateur. Une halte s’impose, forcément, pour quelques photos symboliques.

Mais un lieu nous attire tout particulièrement : la réserve de Lésio-Louna, dédiée à la protection des gorilles à dos argenté. Après avoir pris contact avec le responsable, nous décidons de louer un 4×4 de la réserve, indispensable pour parcourir les 25 km de piste chaotique qui y mènent, devenue trop compliquée depuis que la pluie tombe chaque soir.
Le trajet est déjà une aventure en soi. Les paysages défilent entre savanes et plaines. Puis vient le moment tant attendu : la rencontre avec les gorilles. Deux d’entre eux, issus de zoos européens, ont été réintroduits et protégés car ils ne connaissent pas la vie sauvage. Et puis il y a Kuélé, l’indomptable, un vrai Congolais, né libre et ayant toujours vécu dans la nature. Trop agressif avec ses congénères, il a été isolé sur un petit îlot, loin des autres, pour lui laisser le temps de se calmer et protéger le groupe. Le contraste est saisissant : d’un côté, la liberté, de l’autre, la solitude imposée par son comportement.
Un moment rare, intense et profondément émouvant.

Après 2 700 km parcourus dans ces deux pays, nous arrivons à Pointe-Noire. Didier pourra y survoler la côte et un peu l’intérieur des terres en ULM, avant que nous reprenions la route, impatients de découvrir l’Afrique du Sud

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NIGERIA

Le Nigeria, dernière étape de notre route en Afrique de l’Ouest Le Nigeria marque la dernière étape de notre traversée de l’Afrique de l’Ouest. Un pays redouté par de nombreux…

Le Nigeria, dernière étape de notre route en Afrique de l’Ouest

Le Nigeria marque la dernière étape de notre traversée de l’Afrique de l’Ouest. Un pays redouté par de nombreux voyageurs, souvent entouré de clichés et d’appréhensions.

Visa et sticker en poche, récupérés à l’ambassade de Cotonou au Bénin, nous voilà prêts. Ce sera d’ailleurs le visa le plus cher de tout notre voyage : 150 000 FCFA (environ 230 €). Un tarif élevé, mais il faut savoir que les visas sont souvent très chers en Afrique, et particulièrement au Nigeria. C’est l’Afrique…
Nous mettons ensuite le cap sur le poste frontalier de Sèmè-Kraké.

Les formalités effectuées, nous prenons la direction de Lagos. Ici, la langue officielle est l’anglais.
La route est chaotique : de nombreux checkpoints, des portions dégradées et, par endroits, de véritables décharges à ciel ouvert. Mais l’aventure commence réellement ici.

À Lagos, les contrastes sautent immédiatement aux yeux : quartiers riches et ultra-modernes côtoient des zones extrêmement pauvres. Deux mondes qui se croisent sans vraiment se rencontrer.

Une fois arrivés dans la capitale économique du pays, nous trouvons un guide pour explorer Makoko, le célèbre bidonville flottant, ainsi que quelques quartiers sensibles — une mission impossible sans accompagnement.
Makoko est un village unique : maisons, écoles et commerces construits sur l’eau. Pas d’électricité, une eau noire et polluée, des infrastructures quasi inexistantes… et pourtant, une communauté incroyablement résiliente, qui se bat chaque jour pour survivre.

Makoko est un monde à part, au cœur de Lagos, qui ne laisse personne indifférent. C’est sans aucun doute l’un des endroits les plus marquants et les plus impressionnants que nous ayons eu la chance de voir.

Nous reprenons ensuite la route vers Calabar, une étape incontournable : tout voyageur se rendant au Cameroun doit impérativement y récupérer son sticker pour pouvoir franchir la frontière. Sans ce fameux autocollant sur le passeport, les choses se compliquent sérieusement !

Les routes sont défoncées, un véritable enfer, surtout à la sortie des villes. Camions et voitures s’entremêlent, chacun pour soi, et le stress est permanent pendant plusieurs jours. À cela s’ajoute la pluie : la saison n’est pas encore terminée, et les pistes deviennent rapidement impraticables. En saison des pluies, mieux vaut les oublier.

Trois solutions s’offrent alors à nous pour quitter le Nigeria :

  • par le nord, via les pistes — impossible pendant la saison des pluies ;
  • par le centre, en convoi militaire — une option qui ne nous inspire absolument pas ;
  • ou par la mer… ce sera notre choix.

Oron, puis le Cameroun, que nous décidons de rejoindre en speed-boat. Et là, nous allons vivre une aventure particulièrement stressante.
Pannes moteur à répétition, bateau à la dérive… nous sommes contraints de passer la nuit dans une zone fortement déconseillée aux touristes.
Heureusement, tout se termine bien. L’aventure reste l’aventure !

Nous n’aurons passé que 14 jours au Nigeria. C’est peu, et ce pays mérite sans doute beaucoup plus de temps. Mais la situation actuelle n’encourage pas vraiment à s’y attarder. Malgré tout, nous avons toujours été très bien accueillis par les Nigérians.

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BENIN – 2ème partie / Mélange de modernité et de traditions

Cap vers le sud du Bénin. Nous commençons notre parcours à Ouidah, ancienne cité historique, jadis l’un des principaux ports de la traite négrière. Aujourd’hui, la ville change de visage…

Cap vers le sud du Bénin.

Nous commençons notre parcours à Ouidah, ancienne cité historique, jadis l’un des principaux ports de la traite négrière. Aujourd’hui, la ville change de visage : restaurations, constructions, modernisation… Partout, le pays avance avec la volonté de séduire et de se réinventer.
Mais sur cette côte chargée d’histoire, entre mémoire et renouveau touristique, on espère que le Bénin saura préserver la beauté sauvage de son littoral face à la course au progrès.

Plus à l’est, Cotonou s’impose comme le cœur battant du pays. Sur le boulevard de la Marina, une vaste fresque raconte la vie du Bénin, ses racines et ses espoirs. Un peu plus loin, la statue de l’Amazone rend hommage aux guerrières du Dahomey, symbole de force et de fierté.
A quelques pas, la statue de Bio Guéra, héros de la résistance, rappelle le courage et la dignité du peuple béninois.
Deux monuments puissants, tournés vers l’avenir sans oublier la mémoire.

Nous irons à la découverte de Ganvié, l’un des sites les plus emblématiques du Bénin, sur le lac Nokoué, près de Cotonou. Entre tradition, ingéniosité et beauté aquatique, cette « Venise africaine » fut fondée au XVIIᵉ siècle par le peuple Toffin, cherchant refuge sur les eaux pour échapper aux razzias esclavagistes. Aujourd’hui encore, les habitants vivent dans des maisons sur pilotis, et les pirogues remplacent les voitures. Les marchés flottants animent les canaux, tandis que la pêche rythme le quotidien de ce village unique, suspendu entre ciel et eau.

Nous laissons derrière nous l’agitation de Cotonou pour rejoindre Grand-Popo. Et quelle surprise nous attend ! Ses plages sauvages bordées de cocotiers, son atmosphère paisible… tout contribue à en faire un lieu magique, un vrai coup de cœur. Et que dire de la Bouche du Roi, où la nature, le sable, les cocotiers et les villages de pêcheurs se mêlent harmonieusement le long de cette piste de latérite ? Un décor authentique et inoubliable.

Un retour sur Cotonou s’impose pour poursuivre notre voyage vers le Cap, en Afrique du Sud. Et oui, il est plus facile de récupérer ici les visas pour le Nigeria, le Cameroun et le Congo, directement aux ambassades. Mais avant de quitter ce pays, nous irons à la Rivière Noire, près de Porto-Novo. Un bras d’eau paisible, où ses eaux sombres reflètent la lumière du ciel et la végétation luxuriante qui l’entoure, dominée par d’imposants palmiers raphias. Un décor sauvage, presque irréel, et une nature encore préservée. Nous irons également à la rencontre des artisans qui, autour de cette rivière, fabriquent encore des tam-tams à la main, sans aucune machine, ainsi que des villageois qui perpétuent les traditions locales.

Ce pays restera une très belle découverte : paysages et plages magnifiques, attaché à ses traditions culturelles, mais surtout — il faut le signaler — un pays soucieux de la propreté, ce qui est rare en Afrique de l’Ouest.

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BENIN – 1ère partie / Entre mémoire et spiritualité

Nous arrivons au Bénin, un pays à l’histoire dense, porteur d’un riche patrimoine et de traditions solidement ancrées. Entre son littoral ouvert sur l’Atlantique et la chaîne montagneuse de l’Atacora,…

Nous arrivons au Bénin, un pays à l’histoire dense, porteur d’un riche patrimoine et de traditions solidement ancrées. Entre son littoral ouvert sur l’Atlantique et la chaîne montagneuse de l’Atacora, le pays, stable et accueillant, s’oriente aujourd’hui vers le développement, notamment dans le domaine touristique.

Notre itinéraire commence au nord-ouest, vers Natitingou, blottie au cœur de l’Atacora, dans un cadre de savanes et de collines verdoyantes. Véritable porte d’entrée des montagnes, la ville est aussi celle des Tata Somba, étonnantes habitations-forteresses venues du Togo voisin. Ces constructions singulières sont l’œuvre des Batammariba, peuple bâtisseur installé de part et d’autre de la frontière.

En descendant vers le sud, nous faisons étape à Tanéka Béri, village de la commune de Copargo, dans le département de la Donga. Juché sur le flanc d’une colline, il se distingue par son architecture : des cases rondes coiffées de toits coniques en chaume, surmontés de jarres en terre cuite appelées canaris. Le village comprend quatre quartiers principaux, entourés de hameaux qui forment un ensemble communautaire. Mais l’on constate aussi que le lieu s’étiole : les jeunes quittent peu à peu le village, attirés par la ville, le travail, la modernité et ses commodités. Tanéka Béri subit ainsi les effets conjugués de l’exode rural et du changement des modes de vie.

Nous faisons halte à Dassa-Zoumè, le temps d’une promenade dans la campagne, avant de poursuivre vers Abomey, ancienne capitale du royaume du Dahomey. Jadis centre d’influence majeure en Afrique de l’Ouest, la ville est connue pour ses palais royaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cité historique, Abomey est aussi l’un des berceaux du vaudou, religion ancestrale encore solidement ancrée dans la vie quotidienne.

Avant d’atteindre les côtes atlantiques, nous nous arrêtons au lac Ahémé, vaste étendue lagunaire située au sud-ouest. Lieu à la fois naturel et spirituel, il rythme la vie des villages riverains, entre pêche artisanale, pirogues et agriculture. Haut lieu du vaudou, le lac résonne toujours de cérémonies et de danses rituelles. Et c’est au détour d’une balade en moto que nous assistons aux premiers instants d’un rituel sacré.

MOTHERLAND BENIN : entre Vaudou, Islam et Christianisme. Très beau Film-Documentaire qui explique bien l’histoire du BENIN. Voici le lien https://www.youtube.com/watch?v=YGo7dl4IgnM

 

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TOGO – Chaleur humaine – Paysages verdoyants

Peu connu, le Togo est un petit pays d’Afrique de l’Ouest qui s’étire en une fine bande de terre, coincée entre le Ghana et le Bénin. Long d’environ 600 kilomètres…

Peu connu, le Togo est un petit pays d’Afrique de l’Ouest qui s’étire en une fine bande de terre, coincée entre le Ghana et le Bénin. Long d’environ 600 kilomètres du nord au sud, mais large de seulement 50 à 150 kilomètres, il condense une étonnante diversité.

Nous ferons seulement un bref passage à Lomé pour récupérer notre sticker d’un mois, nécessaire pour circuler librement dans le pays, car à la frontière, le tampon ne permet que 7 jours. Notre précieux sésame en poche, nous prendrons la direction du centre, vers Kpalimé, au pied de la chaîne de l’Atakora. Cette première étape est idéale pour une immersion simple et authentique au cœur du pays. La région, verdoyante, offre de magnifiques pistes où l’on découvre de nombreux villages traditionnels, où la vie rurale reste intacte. Une balade nous mènera jusqu’à la cascade de Yikpa, perdue dans un décor sauvage. Merci à Philippe, motard et vivant depuis plusieurs années ici, de nous avoir fait découvrir cette région si accueillante.

Nous continuons notre exploration du centre en direction d’Atakpamé pour visiter le barrage de Nangbéto. Loin des routes asphaltées, nous empruntons sans doute l’une des plus belles pistes de latérite rouge de la région. Elle serpente entre collines et vallons, traverse une campagne où se cultivent maïs, manioc, igname, riz et sorgho, tout en longeant de petits villages aux maisons de terre. L’atmosphère qui s’en dégage est presque irréelle.

Notre voyage au Togo s’achève dans le nord, où les paysages changent pour laisser place à la savane et aux traditions. Kara sera notre point de départ pour explorer la région pendant quelques jours.

Un site incontournable : le Koutammakou, territoire culturel des Batammariba. Ici, les villages semblent figés dans le temps avec leurs habitations-forteresses en terre, les « tata », dont les tourelles évoquent de mini-châteaux. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces villages reflètent un mode de vie ancestral. Mais pour combien de temps ? Les habitants doivent eux-mêmes entretenir leurs maisons traditionnelles, parfois fragiles face au temps et aux intempéries, car beaucoup de ces maisons ne sont plus habitées par les nouvelles générations. Elles sont là pour la carte postale.

Nous assistons au travail des forgerons, témoignage d’un savoir-faire ancien, et déambulons dans les marchés locaux où l’atmosphère est incomparable. C’est aussi l’occasion de goûter au tchoukoutou, la bière traditionnelle qui accompagne la vie quotidienne dans la région.

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GHANA – BEAUTE SAUVAGE – 2ème Partie

Près de deux mois au Ghana. 2 100 kilomètres à travers un pays qui nous aura surpris à chaque étape. Après les plages bordées de palmiers et les forts chargés…

Près de deux mois au Ghana.

2 100 kilomètres à travers un pays qui nous aura surpris à chaque étape. Après les plages bordées de palmiers et les forts chargés d’histoire de la côte atlantique, nous avons pris la route vers l’intérieur du pays.

Lac Bosomtwe – Un lieu unique et sacré

Le lac est né d’un ancien cratère de météorite. Entouré de collines et de villages ashantis, il reste un lieu calme, un peu isolé par l’accès .
La pêche y est encore traditionnelle : à la pagaie, sur de longues pirogues étroites, taillées dans un seul tronc. Loin du bruit des villes, on apprécie le silence.

Boabeng-Fiema – Le village des singes

En suivant une piste de latérite depuis Busunya, on arrive à Boabeng-Fiema.
Ici, les singes colobes et monas vivent en liberté, protégés par les croyances locales. Nature et traditions cohabitent sans heurts
Et bien sûr, un peu de tourisme permet aussi de faire vivre le village !

Parc national de Mole – Un vrai safari

Direction le nord, vers Mole, le plus grand parc du Ghana. Il s’étend sur plus de 4 800 km² de savane.

Ici, la nature est reine : éléphants, antilopes, babouins, oiseaux… Un safari à pied de deux heures avec un guide local nous permet de s’immerger dans la savane en toute simplicité.

À 15 km du parc, le village de Mognori offre une parenthèse authentique, où la vie s’écoule paisiblement. Tout près, dans le village de Larabanga, se dresse la célèbre mosquée en terre crue, construite dans un style soudanais unique. Une belle étape culturelle.

Vers le sud

Nous ne poursuivrons pas plus au nord, car nous sommes proches du Burkina Faso. La descente vers le sud s’annonce plus difficile que prévu : de nombreuses portions se font sur piste, et la pluie s’invitera sur les 20 derniers kilomètres. Des checkpoints jalonnent le trajet en raison de conflits entre tribus.

Nous faisons une pause à Amedzofe pour gravir le mont Gemi (799 mètres) et admirer la vue sur les collines verdoyantes.
Après un peu de repos au bord du lac Volta (le plus grand lac artificiel au monde), nous mettons le cap sur Accra. Quelques courses à faire, mais surtout une halte indispensable pour obtenir nos visas en vue du Togo. Les ambassades étant toujours basées dans les capitales… ce ne sont pas les endroits que l’on affectionne le plus, mais on s’y plie par nécessité.

Kéta et lac Songor – Dernière escale

Notre voyage se termine près de Kéta et du lac Songor, une région tranquille entre lagune et océan.
Les plages y sont calmes et peu fréquentées. Autour, on découvre une vie rurale simple : cultures maraîchères, villages, marchés. Un bel endroit pour conclure le voyage en douceur, entre nature et traditions.

Le Ghana nous a profondément séduits, autant par sa culture  que par la variété de ses paysages et la richesse des expériences à vivre. Comme partout en Afrique de l’Ouest, l’accueil y est chaleureux.

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GHANA – LA PERLE DE L’AFRIQUE – 1ère Partie

  Bienvenue au GHANA Après trois mois riches en découvertes en Côte d’Ivoire, il est temps pour nous de poursuivre notre route vers le Ghana. Mais l’arrivée de la saison…

 

Bienvenue au GHANA

Après trois mois riches en découvertes en Côte d’Ivoire, il est temps pour nous de poursuivre notre route vers le Ghana. Mais l’arrivée de la saison des pluies complique un peu les choses : il faudra composer avec, certaines pistes devenant impraticables après plusieurs jours de pluie.

Cap donc sur Beyin, un petit village côtier situé dans l’ouest du pays, point de départ pour rejoindre Nzulezo. Ce village lacustre, unique en son genre, est entièrement construit sur pilotis au-dessus du lac Amansuri. Pour y accéder, il faut emprunter une longue pirogue à travers les mangroves.

À Nzulezo, la vie s’organise entièrement sur l’eau : les maisons, l’école, l’église… tout repose sur des pilotis en bois. Une halte insolite, qui témoigne d’un mode de vie en parfaite harmonie avec la nature.

Nous poursuivons notre exploration de la côte atlantique, et notre prochaine étape est Akwidaa, un village paisible entre jungle et océan, aux airs de bout du monde. Le village vit au rythme des marées. Ici, la vie est simple : les habitants vivent principalement de la pêche et accueillent les visiteurs avec chaleur et simplicité. Une super escale pour nous !

Nous voilà à Elmina, entre mémoire et vie quotidienne. Son fort retrace l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire : la traite négrière. Difficile de rester insensible face à ce lieu chargé d’histoire.
Mais juste en contrebas, la vie bat son plein. Le port d’Elmina est l’un des plus animés du pays. C’est un véritable spectacle : des dizaines de pirogues colorées partent en mer ou reviennent, chargées de poissons frais, pendant que les quais grouillent d’allées et venues. L’ambiance est incroyable. Un contraste saisissant entre la mémoire et l’énergie débordante du quotidien.

Nous irons également à Cape Coast pour visiter son fort, autre témoin imposant de la traite négrière. Tout comme celui d’Elmina, il porte en ses murs les traces d’une histoire douloureuse.
Ces deux forts sont aujourd’hui classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Avant de prendre la route vers le nord, nous faisons halte au parc national de Kakum pour vivre une expérience hors du commun : la marche sur la canopée.
Un pont suspendu entre les cimes, à plus de 40 mètres de hauteur, offre une vue spectaculaire sur la forêt tropicale. L’impression de flotter au-dessus de la jungle est aussi vertigineuse que magique. Frissons garantis, et une parenthèse inoubliable au cœur de la nature.

 

 

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CÔTE D’IVOIRE – 3ème Partie

Côte d’Ivoire : Entre traditions, nature et hospitalité Après 3 mois passés dans ce pays et environ 3200 km parcourus à travers ses pistes et ses routes, que dire de…

Côte d’Ivoire : Entre traditions, nature et hospitalité

Après 3 mois passés dans ce pays et environ 3200 km parcourus à travers ses pistes et ses routes, que dire de la Côte d’Ivoire ? Car, lorsque l’on pense à l’Afrique de l’Ouest, peu de voyageurs citent la Côte d’Ivoire. Et pourtant, c’est un concentré de diversité culturelle et de paysages montagneux, sans oublier ses magnifiques plages. C’est un cocktail de modernité urbaine et de traditions ancestrales.

Abidjan, la capitale économique, ne laisse pas indifférent. La ville est une véritable fourmilière : pour nous, la circulation en moto est très stressante. Les embouteillages sont monstres, et c’est la loi du plus fort pour avancer.

À l’intérieur des terres, Yamoussoukro, capitale politique du pays, est l’inverse d’Abidjan. La ville semble endormie, mais elle abrite pourtant un monument démesuré : la Basilique Notre-Dame de la Paix. Deux villes, deux ambiances totalement opposées.

La Côte d’Ivoire, c’est aussi plus de 60 ethnies et une richesse culturelle impressionnante. Partout dans le pays, on croise des artisans, des danses traditionnelles, des masques sculptés, des tissus colorés.

Une très belle région à visiter est la région de Man, qui se situe dans l’ouest du pays. Elle fait partie du District des Montagnes. C’est une zone riche en paysages montagneux, forêts tropicales et villages pittoresques, avec une forte identité culturelle.

La Côte Atlantique borde une grande partie de la côte ivoirienne. Elle regroupe une série de plages paradisiaques, de lagunes et de villages côtiers avec une histoire et une culture locale comme Grand-Béréby, Sassandra, Grand-Bassam, et Assinie.

Ce que nous retiendrons de ce pays, qui n’est pas encore une destination touristique de masse (et c’est tant mieux), ce ne sont pas seulement des paysages ou des plages paradisiaques, mais avant tout les gens. Les Ivoiriens sont accueillants, chaleureux et très souriants. Un vrai plaisir !

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COTE D’IVOIRE – 2ème Partie

Nous avons passé près d’un mois à Abidjan pour la réparation des motos. Verdict pour les deux : piston, segments, cylindre… elles sont solidaires jusqu’au bout — même panne pour…

Nous avons passé près d’un mois à Abidjan pour la réparation des motos. Verdict pour les deux : piston, segments, cylindre… elles sont solidaires jusqu’au bout — même panne pour les deux, de vraies jumelles !

Le point positif de cet arrêt forcé : de très belles rencontres humaines. Merci à Yatoo Moto à Abidjan, à Nantes Moto pour ses précieux conseils par téléphone, à Jean-Michel  « figure incontournable des motards ivoiriens »  et à toutes les personnes qui nous ont accueillis et aidés.

Une phase de rodage de 1 000 km nous attend, suivie d’un retour à Abidjan pour une révision complète, avant de reprendre la route vers la suite de notre périple africain.

1ère étape
À seulement quelques kilomètres de l’agitation d’Abidjan, un monde discret mais fascinant se révèle : celui des hippopotames de Bini. Dans les eaux tranquilles du fleuve Bandama, bordées de végétation dense, ces géants rappellent que la nature résiste encore, même aux portes de la ville.
Ici, le sauvage cohabite avec l’urbain dans un équilibre fragile, offrant au visiteur un spectacle à la fois inattendu et profondément authentique.

La route nous appelle, direction Yamoussoukro, la capitale de la Côte d’Ivoire. Pourquoi aller à Yamoussoukro ? Pour découvrir la plus grande basilique du monde, copie presque conforme de la basilique Saint-Pierre de Rome, au Vatican. Et tout cela pour le rêve d’un président, Félix Houphouët-Boigny, qui a voulu faire de son petit village le centre du monde. Il a dépensé sans compter pour réaliser ce rêve.

On prend alors pleinement conscience de l’ampleur de son ambition. Éblouis par tant de beauté, mais aussi surpris de la voir surgir là, au milieu de nulle part.

Le clou du spectacle, c’est le bassin des crocodiles sacrés, près du palais présidentiel. Silencieux, imposants, ils fascinent autant qu’ils impressionnent.

Mais ce qui frappe le plus, ce sont ces avenues à trois voies, désertes, comme figées dans le vide. Incroyable. C’est vraiment démesuré pour si peu de circulation. C’est l’Afrique.

Et maintenant, cap vers l’océan Atlantique. Sassandra, une belle découverte : un petit village où le temps semble suspendu. Tout autour, la nature règne en maître, avec une superbe balade à faire dans la mangrove, au départ du village de pêcheurs dans la vieille ville.

La piste en latérite qui longe la côte est magnifique : petits villages de pêcheurs, plages désertes de sable fin bordées de cocotiers… Un vrai paradis, encore préservé.

Nous sommes fin mai, et la saison des pluies est arrivée. Les pistes deviennent impraticables, il va donc falloir nous adapter pendant les trois prochains mois. La vigilance sera désormais notre quotidien, car les pluies sont violentes et la circulation devient difficile, même sur les routes principales.

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