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CAMEROUN – CONGO – Immersion dans la nature d’Afrique Centrale

Voilà plus d’un an que nous sillonnons les routes et les pistes du continent africain. Après l’Afrique de l’Ouest, cap sur l’Afrique centrale pour découvrir le Cameroun et le Congo….

Voilà plus d’un an que nous sillonnons les routes et les pistes du continent africain. Après l’Afrique de l’Ouest, cap sur l’Afrique centrale pour découvrir le Cameroun et le Congo.

Nous arrivons au Cameroun par la mer, à Idenau. Très vite, le paysage change : la végétation devient dense, l’humidité omniprésente, et les décors se succèdent entre forêts équatoriales, savanes et plages.
En pleine saison des pluies, la progression est lente. Beaucoup de pistes sont impraticables, nous obligeant à limiter notre itinéraire. Qu’à cela ne tienne, nous rejoignons Kribi, sur la côte, car il y a une piste très sympa : la N17 entre Kribi et Ebolowa (170 km). Avant de nous y engager, nous prenons le temps de nous renseigner, car cette piste peut devenir vite impraticable s’il pleut beaucoup. Même certaines routes asphaltées mettent les voyageurs à l’épreuve, avec des tronçons aussi difficiles que de la piste.

Nous rejoignons le Congo par l’est, en passant par le poste frontalier près de Ntam, puis prenons la direction du nord, vers Ouesso, ville isolée vivant au rythme de la rivière Sangha et des passages frontaliers.
Pour tout voyageur explorant le Congo, une chose est essentielle : les stations-service sont rares. Il n’est pas rare de parcourir 300 km sans trouver de l’essence, ou de tomber sur une station complètement vide.
Toujours en pleine saison des pluies, nous restons sur la route principale et évitons les pistes. Tout au long du trajet, de nombreux villages bordent la route. Le constat est immédiat : la plupart des maisons sont en terre, avec des toits en tôle pour les plus aisés, ou en paille pour les autres.
Il n’y a ni électricité ni eau courante, même lorsque des lignes à haute tension passent à quelques dizaines de mètres. En dehors des villes, les habitants n’ont tout simplement pas les moyens d’y accéder. Dans ces régions lointaines, la vie reste très rudimentaire, un constat qui se répète quel que soit le pays traversé sur le sol africain.

Comme en Amérique du Sud, nous traversons l’équateur. Une halte s’impose, forcément, pour quelques photos symboliques.

Mais un lieu nous attire tout particulièrement : la réserve de Lésio-Louna, dédiée à la protection des gorilles à dos argenté. Après avoir pris contact avec le responsable, nous décidons de louer un 4×4 de la réserve, indispensable pour parcourir les 25 km de piste chaotique qui y mènent, devenue trop compliquée depuis que la pluie tombe chaque soir.
Le trajet est déjà une aventure en soi. Les paysages défilent entre savanes et plaines. Puis vient le moment tant attendu : la rencontre avec les gorilles. Deux d’entre eux, issus de zoos européens, ont été réintroduits et protégés car ils ne connaissent pas la vie sauvage. Et puis il y a Kuélé, l’indomptable, un vrai Congolais, né libre et ayant toujours vécu dans la nature. Trop agressif avec ses congénères, il a été isolé sur un petit îlot, loin des autres, pour lui laisser le temps de se calmer et protéger le groupe. Le contraste est saisissant : d’un côté, la liberté, de l’autre, la solitude imposée par son comportement.
Un moment rare, intense et profondément émouvant.

Après 2 700 km parcourus dans ces deux pays, nous arrivons à Pointe-Noire. Didier pourra y survoler la côte et un peu l’intérieur des terres en ULM, avant que nous reprenions la route, impatients de découvrir l’Afrique du Sud

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