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Catégorie : COTE D’IVOIRE

CÔTE D’IVOIRE – 3ème Partie

Côte d’Ivoire : Entre traditions, nature et hospitalité Après 3 mois passés dans ce pays et environ 3200 km parcourus à travers ses pistes et ses routes, que dire de…

Côte d’Ivoire : Entre traditions, nature et hospitalité

Après 3 mois passés dans ce pays et environ 3200 km parcourus à travers ses pistes et ses routes, que dire de la Côte d’Ivoire ? Car, lorsque l’on pense à l’Afrique de l’Ouest, peu de voyageurs citent la Côte d’Ivoire. Et pourtant, c’est un concentré de diversité culturelle et de paysages montagneux, sans oublier ses magnifiques plages. C’est un cocktail de modernité urbaine et de traditions ancestrales.

Abidjan, la capitale économique, ne laisse pas indifférent. La ville est une véritable fourmilière : pour nous, la circulation en moto est très stressante. Les embouteillages sont monstres, et c’est la loi du plus fort pour avancer.

À l’intérieur des terres, Yamoussoukro, capitale politique du pays, est l’inverse d’Abidjan. La ville semble endormie, mais elle abrite pourtant un monument démesuré : la Basilique Notre-Dame de la Paix. Deux villes, deux ambiances totalement opposées.

La Côte d’Ivoire, c’est aussi plus de 60 ethnies et une richesse culturelle impressionnante. Partout dans le pays, on croise des artisans, des danses traditionnelles, des masques sculptés, des tissus colorés.

Une très belle région à visiter est la région de Man, qui se situe dans l’ouest du pays. Elle fait partie du District des Montagnes. C’est une zone riche en paysages montagneux, forêts tropicales et villages pittoresques, avec une forte identité culturelle.

La Côte Atlantique borde une grande partie de la côte ivoirienne. Elle regroupe une série de plages paradisiaques, de lagunes et de villages côtiers avec une histoire et une culture locale comme Grand-Béréby, Sassandra, Grand-Bassam, et Assinie.

Ce que nous retiendrons de ce pays, qui n’est pas encore une destination touristique de masse (et c’est tant mieux), ce ne sont pas seulement des paysages ou des plages paradisiaques, mais avant tout les gens. Les Ivoiriens sont accueillants, chaleureux et très souriants. Un vrai plaisir !

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COTE D’IVOIRE – 2ème Partie

Nous avons passé près d’un mois à Abidjan pour la réparation des motos. Verdict pour les deux : piston, segments, cylindre… elles sont solidaires jusqu’au bout — même panne pour…

Nous avons passé près d’un mois à Abidjan pour la réparation des motos. Verdict pour les deux : piston, segments, cylindre… elles sont solidaires jusqu’au bout — même panne pour les deux, de vraies jumelles !

Le point positif de cet arrêt forcé : de très belles rencontres humaines. Merci à Yatoo Moto à Abidjan, à Nantes Moto pour ses précieux conseils par téléphone, à Jean-Michel  « figure incontournable des motards ivoiriens »  et à toutes les personnes qui nous ont accueillis et aidés.

Une phase de rodage de 1 000 km nous attend, suivie d’un retour à Abidjan pour une révision complète, avant de reprendre la route vers la suite de notre périple africain.

1ère étape
À seulement quelques kilomètres de l’agitation d’Abidjan, un monde discret mais fascinant se révèle : celui des hippopotames de Bini. Dans les eaux tranquilles du fleuve Bandama, bordées de végétation dense, ces géants rappellent que la nature résiste encore, même aux portes de la ville.
Ici, le sauvage cohabite avec l’urbain dans un équilibre fragile, offrant au visiteur un spectacle à la fois inattendu et profondément authentique.

La route nous appelle, direction Yamoussoukro, la capitale de la Côte d’Ivoire. Pourquoi aller à Yamoussoukro ? Pour découvrir la plus grande basilique du monde, copie presque conforme de la basilique Saint-Pierre de Rome, au Vatican. Et tout cela pour le rêve d’un président, Félix Houphouët-Boigny, qui a voulu faire de son petit village le centre du monde. Il a dépensé sans compter pour réaliser ce rêve.

On prend alors pleinement conscience de l’ampleur de son ambition. Éblouis par tant de beauté, mais aussi surpris de la voir surgir là, au milieu de nulle part.

Le clou du spectacle, c’est le bassin des crocodiles sacrés, près du palais présidentiel. Silencieux, imposants, ils fascinent autant qu’ils impressionnent.

Mais ce qui frappe le plus, ce sont ces avenues à trois voies, désertes, comme figées dans le vide. Incroyable. C’est vraiment démesuré pour si peu de circulation. C’est l’Afrique.

Et maintenant, cap vers l’océan Atlantique. Sassandra, une belle découverte : un petit village où le temps semble suspendu. Tout autour, la nature règne en maître, avec une superbe balade à faire dans la mangrove, au départ du village de pêcheurs dans la vieille ville.

La piste en latérite qui longe la côte est magnifique : petits villages de pêcheurs, plages désertes de sable fin bordées de cocotiers… Un vrai paradis, encore préservé.

Nous sommes fin mai, et la saison des pluies est arrivée. Les pistes deviennent impraticables, il va donc falloir nous adapter pendant les trois prochains mois. La vigilance sera désormais notre quotidien, car les pluies sont violentes et la circulation devient difficile, même sur les routes principales.

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COTE D’IVOIRE – 1ère Partie

Nous quittons le Liberia pour entrer en Côte d’Ivoire par le poste frontalier de Gbeunta, au nord-ouest du pays. Cap sur Man, première étape de notre parcours. Surnommée la ville…

Nous quittons le Liberia pour entrer en Côte d’Ivoire par le poste frontalier de Gbeunta, au nord-ouest du pays. Cap sur Man, première étape de notre parcours. Surnommée la ville aux 18 montagnes, Man se situe au cœur des massifs verdoyants de la région du Tonkpi.
Entourée de sommets emblématiques comme le mont Tonkoui (deuxième plus haut du pays) ou la Dent de Man, la ville séduit par ses cascades naturelles, ses forêts denses et son artisanat local. Man est également un carrefour culturel majeur, terre des Dan (Yacouba), réputés pour leurs masques traditionnels et leurs spectaculaires danses sur échasses. Un lieu où nature et culture se rencontrent, incontournable pour tout voyageur curieux.

Après quelques jours à explorer la région, nous prenons la route vers la côte, accompagnés de notre ami Jeff. Pour cela, nous empruntons la piste de Taï (A7), loin des axes goudronnés et du tumulte des grandes routes.
Cette piste sinueuse traverse une nature généreuse, alternant forêts épaisses, plantations de café et de cacao, et villages aux cases traditionnelles. C’est une immersion totale dans l’arrière-pays ivoirien, offrant un aperçu authentique de la vie locale : motos surchargées, marcheurs infatigables, camions brinquebalants peinant dans des montées chaotiques.
Composée de latérite, la piste demande endurance, surtout en saison des pluies, lorsque les ornières se creusent et que les passages boueux ralentissent la progression. Une route exigeante, qui met à rude épreuve être humain et véhicule, surtout en saison des pluies.

Après trois jours de traversée, nous arrivons sur la côte et posons nos valises à Grand-Béréby, une charmante ville côtière. Connue pour son littoral paisible, ses paysages luxuriants, son port de pêche animé et ses plages sauvages, elle est l’endroit rêvé pour se détendre et profiter de la farniente.

Mais la réalité finit toujours par nous rattraper. En six ans de voyage, pas une seule panne mécanique… et voilà que le sorcier vaudou décide de s’en mêler ! Résultat : nos deux motos tombent en panne — et, comble de l’ironie, la même panne sur les deux. Pas le choix : cap sur Abidjan pour une petite séance de mécanique… ou d’exorcisme, qui sait ?

 

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