Près de deux mois au Ghana. 2 100 kilomètres à travers un pays qui nous aura surpris à chaque étape. Après les plages bordées de palmiers et les forts chargés…

Près de deux mois au Ghana.
2 100 kilomètres à travers un pays qui nous aura surpris à chaque étape. Après les plages bordées de palmiers et les forts chargés d’histoire de la côte atlantique, nous avons pris la route vers l’intérieur du pays.
Lac Bosomtwe – Un lieu unique et sacré
Le lac est né d’un ancien cratère de météorite. Entouré de collines et de villages ashantis, il reste un lieu calme, un peu isolé par l’accès .
La pêche y est encore traditionnelle : à la pagaie, sur de longues pirogues étroites, taillées dans un seul tronc. Loin du bruit des villes, on apprécie le silence.
Boabeng-Fiema – Le village des singes
En suivant une piste de latérite depuis Busunya, on arrive à Boabeng-Fiema.
Ici, les singes colobes et monas vivent en liberté, protégés par les croyances locales. Nature et traditions cohabitent sans heurts
Et bien sûr, un peu de tourisme permet aussi de faire vivre le village !

Parc national de Mole – Un vrai safari
Direction le nord, vers Mole, le plus grand parc du Ghana. Il s’étend sur plus de 4 800 km² de savane.
Ici, la nature est reine : éléphants, antilopes, babouins, oiseaux… Un safari à pied de deux heures avec un guide local nous permet de s’immerger dans la savane en toute simplicité.
À 15 km du parc, le village de Mognori offre une parenthèse authentique, où la vie s’écoule paisiblement. Tout près, dans le village de Larabanga, se dresse la célèbre mosquée en terre crue, construite dans un style soudanais unique. Une belle étape culturelle.
Vers le sud
Nous ne poursuivrons pas plus au nord, car nous sommes proches du Burkina Faso. La descente vers le sud s’annonce plus difficile que prévu : de nombreuses portions se font sur piste, et la pluie s’invitera sur les 20 derniers kilomètres. Des checkpoints jalonnent le trajet en raison de conflits entre tribus.
Nous faisons une pause à Amedzofe pour gravir le mont Gemi (799 mètres) et admirer la vue sur les collines verdoyantes.
Après un peu de repos au bord du lac Volta (le plus grand lac artificiel au monde), nous mettons le cap sur Accra. Quelques courses à faire, mais surtout une halte indispensable pour obtenir nos visas en vue du Togo. Les ambassades étant toujours basées dans les capitales… ce ne sont pas les endroits que l’on affectionne le plus, mais on s’y plie par nécessité.

Kéta et lac Songor – Dernière escale
Notre voyage se termine près de Kéta et du lac Songor, une région tranquille entre lagune et océan.
Les plages y sont calmes et peu fréquentées. Autour, on découvre une vie rurale simple : cultures maraîchères, villages, marchés. Un bel endroit pour conclure le voyage en douceur, entre nature et traditions.
Le Ghana nous a profondément séduits, autant par sa culture que par la variété de ses paysages et la richesse des expériences à vivre. Comme partout en Afrique de l’Ouest, l’accueil y est chaleureux.



