La Zambie, entre chutes Victoria, safaris et grands espaces
Nous entrons en Zambie par le pont de Kazungula et son poste-frontière du même nom. Depuis plusieurs années, cet impressionnant pont enjambe le Zambèze et relie la Zambie au Botswana. Pour les voyageurs de nombreuses nationalités, aucun visa n’est nécessaire. En revanche, entre les taxes routières, les frais de passage du pont et les différentes formalités administratives, il faut prévoir un budget d’environ 65 euros.
Notre première étape est Livingstone, porte d’entrée des célèbres chutes Victoria. Connues localement sous le nom de Mosi-oa-Tunya, « la fumée qui gronde », elles figurent parmi les plus spectaculaires au monde. En cette fin de saison des pluies, le débit du Zambèze est exceptionnellement élevé. Les embruns sont si puissants qu’ils forment un véritable mur d’eau, rendant presque impossible toute vue d’ensemble des chutes depuis les sentiers.
Pour apprécier pleinement leur immensité, nous choisissons de les survoler en ULM. Depuis les airs, le spectacle est tout simplement saisissant. Le Zambèze disparaît brutalement dans une immense faille tandis qu’un gigantesque nuage d’embruns s’élève à plusieurs centaines de mètres. Une expérience inoubliable qui offre une perspective unique sur l’une des plus grandes merveilles naturelles d’Afrique.
À quelques kilomètres seulement se trouve le Mosi-oa-Tunya National Park, un petit parc national principalement connu pour la protection des rhinocéros blancs. La visite s’effectue obligatoirement accompagné d’un garde armé, mesure indispensable face à un animal aussi puissant. Nous avons la chance d’observer un magnifique rhinocéros dans son habitat naturel.


Nous poursuivons ensuite notre route en empruntant des pistes et des routes secondaires vers le lac Kariba. Ce détour nous plonge dans la vie rurale zambienne. Les villages, composés de huttes traditionnelles et de maisons en terre, rappellent ceux rencontrés en Afrique de l’Ouest. Une différence nous frappe pourtant immédiatement : la propreté. Les villages sont entretenus et les déchets quasiment absents. Une impression qui se confirme tout au long de notre traversée de l’Afrique australe, illustrant à quel point les réalités du continent varient du nord au sud.
Nous atteignons finalement le lac Kariba, l’un des plus grands lacs artificiels du monde. Il est né de la construction du barrage de Kariba sur le Zambèze entre 1955 et 1959 et constitue aujourd’hui une frontière naturelle entre la Zambie et le Zimbabwe. Nous découvrons alors un mode de vie totalement inédit : de grands bateaux de pêche aménagés comme de véritables maisons flottantes. Les pêcheurs y vivent durant leurs campagnes de pêche. Le lac abrite aussi une faune exceptionnelle où cohabitent hippopotames, crocodiles, éléphants et une multitude d’oiseaux aquatiques. Autant dire que l’idée d’une baignade ne nous traverse même pas l’esprit.
Avant de quitter la Zambie, nous faisons une dernière halte dans l’est du pays, au South Luangwa National Park, considéré comme l’un des plus beaux parcs d’Afrique. S’étendant sur près de 9 000 km² le long de la rivière Luangwa, il est réputé pour l’extraordinaire richesse de sa faune et l’authenticité de ses safaris. Le parc est particulièrement célèbre pour ses léopards, et nous aurons l’immense privilège d’en observer. Nous y croisons également des lions, des éléphants, des hippopotames, des crocodiles du Nil, des buffles, des zèbres et la girafe de Thornicroft, une sous-espèce endémique que l’on ne rencontre nulle part ailleurs.
Cette dernière étape vient couronner notre découverte de la Zambie. Au fil de notre voyage, nous aurons eu la chance d’observer les Big Five — le lion, l’éléphant, le léopard, le rhinocéros et le buffle — dans un seul et même pays. Une belle récompense.

