
Sierra Leone et Liberia, marqués par la traite négrière et des guerres civiles récentes (Sierra Leone : 1991-2002, Liberia : 1989-2003), se relèvent progressivement. Malgré ce passé tumultueux, leurs habitants se montrent d’une grande chaleur humaine. Deux destinations encore méconnues, mais pleines de richesse et d’authenticité.
La Sierra Leone, entre océan et forêt, offre un cadre naturel encore préservé. Sur les plages de Freetown ou de Banana Island, on se repose, on se baigne, et on découvre le quotidien paisible des villages côtiers. Plus loin, dans les terres, les collines tapissées de forêt cachent des hameaux accessibles uniquement par les pistes, où la vie reste profondément liée à la nature.

Le Liberia, légèrement plus grand que la Sierra Leone voisine, partage avec elle des plages sauvages et des forêts tropicales luxuriantes. Cependant, son histoire en fait un pays unique. Fondé au XIXᵉ siècle par d’anciens esclaves afro-américains, il est l’un des rares pays africains issus de ce passé singulier. Le Liberia a accédé à l’indépendance dès 1847, devenant ainsi, pendant plus d’un siècle, le seul État libre du continent africain. Sa capitale, Monrovia, porte le nom du président américain James Monroe.
Notre escale sera Robertsport pour plusieurs jours, charmant village de pêcheurs au bord de l’océan. Il offre un décor paisible entre lagunes, palmiers et barques tirées sur le sable. La vie y est simple, rythmée par la mer et les vents. Depuis 2016, une carcasse de navire abandonné, le Tamaya 1, repose sur la plage, à quelques kilomètres du village : une silhouette fantomatique qui suscite la curiosité.

La grande surprise, c’est le réseau routier dans les deux pays. Les routes principales entre les grandes villes sont en général goudronnées et belles. Attention : en dehors de ces axes, les routes secondaires sont principalement en terre et peuvent devenir impraticables pendant la saison des pluies. Eh oui, le modernisme fait son chemin…
